Olaf chez les Langre




Il pouvait être trois heures, et Olaf présentait les signes de l’insomnie, il se leva, sortit de sa chambre. Celle des époux la jouxtait, il posa sa main sur leur clenche, entrebâilla, passa la tête, l’épaule, s’introduisit chez eux entièrement. Leur fenêtre entrouverte paraissait phosphorescente et traçait à grands traits un grand lit où gisaient les Langre. Olaf s’accroupit fermement et approcha son visage de celui, successivement, de chacun des dormeurs. Ils ne bougèrent pas. La table de nuit était non loin, Olaf tira le tiroir, y lança une de ses mains qui ne lui fit part que d’épingles et de comprimés, repoussa, bâilla, ne fit rien, se leva.

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