Le Bar




Dans ce temps de l’été, je lisais presque tous les jours le journal au comptoir d’un rade extraordinaire où j’étais régulier. C’est un grand et vieux bar, dont les deux grandes portes ouvertes donnent sur un comptoir en zinc gris, maigre et vieilli, tout brut et bosselé, et qui n’a pas son pareil dans ce quartier. Des moulures au plafond qui s’effritent sur des banquettes rouges. Un éléphant. Un Goya.

(p.9)

 

 
       
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